Jamais la situation environnementale de notre planète n'aura été si préoccupante. Début février 2007, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), réuni à Paris, a publié son dernier rapport, dont les conclusions sont autant de raisons de tirer la sonnette d'alarme.
Selon ces scientifiques, le climat se réchauffe dangereusement. Si cette tendance se maintient, les phénomènes climatiques extrêmes devraient se multiplier, entraînant des conséquences dramatiques pour la nature et les populations.
Inondations, tempêtes, cyclones, canicule, sécheresse, fonte des glaciers, montée du niveau des mers... Il ne s'agit pas du scénario d'un film catastrophe, mais bel et bien de notre futur proche. Toujours selon ce rapport, les scientifiques sont certains à plus de 90 % de la responsabilité des activités humaines dans le réchauffement climatique des cinquante dernières années.
Depuis dix ans, les organisations non-gouvernementales et les écologistes se réunissent régulièrement pour tenter de rassembler les pays du monde entier – pays industrialisés en tête – et leur faire adopter une politique d'efforts communs visant à réduire les activités humaines responsables des dégâts. Le but : modifier les modes de production pour préserver notre planète, en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Pour prévenir toutes ces catastrophes, il faudrait changer tout un système mis en place par nos sociétés depuis des années. Économiquement, financièrement, stratégiquement...
Il s'agirait d'un bouleversement que tout le monde n'est pas prêt à assumer. Rappelons que les États-Unis, principal émetteur de gaz à effet de serre, se sont retirés du protocole de Kyoto, et que l'Inde et la Chine, pays en plein développement, sont très réticents sur ce sujet, craignant une entrave à leur croissance.